par Loreleï P.

Bienvenue, ami lecteur, dans ce petit salon pour amateurs de lettres romancées, merveilleuses et fantastiques.

Je te propose de suivre l’interview d’un écrivain que je respecte et admire, dont les romans ont gaillardement bousculé ma bibliothèque déjà bien pleine. Cet aimable personnage, grand de plusieurs façons, a gentiment accepté de répondre à mes questions de rat de bibliothèque en pleine crise de fanitude. J’ai l’immense honneur de présenter ici ma discussion avec Pierre Efratas.

Tu t’appelles Pierre Efratas, né en 1951 à Uccle dans la région de Bruxelles, tu es Français résidant en Normandie, dans le magnifique pays d’Auge, berceau de nombreux personnages historiques hauts en couleurs.

Doté d’un CV à faire hoqueter un chasseur de tête spécialisé dans la communication, tu participes activement à enrichir le paysage culturel normand de tes mots, tant rimés que profus, toujours avec une verve pleine d’humour aux accents parfois cinglants.

On te trouve volontiers dans des salons du livre où, embusqué derrière tes plus beaux ouvrages présentés tels des trésors, tu offres ton temps souriant et tes paroles généreuses à qui a la chance de croiser près de ton rivage bordé d’Histoire et de fantasy.

Pour autant, mine de rien, tu cultives le mystère autour de ton personnage.

Alors, qui es-tu exactement, Pierre Efratas ? Je vais essayer avec ton aide de brosser un portrait de l’homme de plume que j’ai rencontré il y a deux ans à St Evroult Notre Dame du Bois pour une animation estivale autour des Vikings. 

Quelle est ta première expérience littéraire marquante, celle qui a éveillé chez toi le goût des mots écrits ?

Hauts les avirons, hissez les voiles ! C’est parti.
De fait, je puis te répondre sur d’autres aspects de ma vie professionnelle, militante, philosophique à Bruxelles et en Wallonie comme en France… mais ne chargeons pas le bateau à son départ.

– Ma première expérience littéraire marquante porte le nom d’un ogre d’écriture, de table, d’expériences amoureuses et de voyages : Alexandre Dumas père. J’ai découvert “Les Trois Mousquetaires” vers huit-neuf ans et je m’en suis trouvé profondément fasciné. Comprenais-je tout dès l’abord ? Ce serait beaucoup me vanter, quoique je me sois rattrapé au cours des années qui suivirent, puis d’autres années qui suivirent ces années !

Ma deuxième expérience littéraire, celle qui allait me faire passer d’écrits personnels – poèmes, lettres d’amours mercenaires pour des copains en rade, tracts, communiqués, manifestes, affiches, campagnes publicitaires, s’appelle “Le Seigneur des Anneaux”. A dire vrai, c’est au cinéma, sous la forme d’un dessin animé, d’une expérience étonnante, mais pataude de Ralph Bakshi, que j’ai découvert cette geste inouïe. J’en ai été tant marqué, Loreleï, que je me souviens encore de la tiédeur aimable de cette fin de journée d’été 1980, du cinéma sous galerie, des odeurs des petites rues du centre de Bruxelles, de la lumière blanche qui tournait à l’or entre les pignons anciens, et aussi, de mon invraisemblable exaltation. J’ai traversé la Petite Rue des Bouchers comme un explorateur assoiffé perdu dans le désert et qui songe espérément à une oasis.  Quelques jours plus tard, j’achetais les trois tomes de JRR Tolkien. Une petite collection de mois encore et je me mettais à tâcheronner avec ardeur.

On peut donc dire que Dumas père et Tolkien sont tes parrains d’écrivain. Tes principaux ouvrages contiennent de nombreux faits et anecdotes historiques, des informations précises qui donnent un contexte réaliste à tes personnages.

D’où vient ton goût pour l’Histoire ?

Parce que l’Histoire se révèle souvent aussi extraordinaire que les mondes imaginaires ! Il arrive même qu’elle les dépasse. Par exemple, voici deux mois, qui aurait cru qu’un virus bloquerait l’arrogante machinerie humaine mondiale ? Qui fait plus fort dans la vulgarité machiste et le cynisme démagogique, et parvient à se faire élire contre toute attente : Biff Tannen de “Retour vers le Futur” ou Donald Trump du temps présent ? Qu’est-ce qui est plus riche en retournements, coups de théâtre, alliances et mésalliances, violence, cruauté, folie, démesure : la guerre des Deux Roses, la guerre de Trente ans, les Rois Maudits ou “Game of Thrones” ? Et en matière d’uchronie, que dire du retour en force des fantômes de la Sublime Porte, de l’Empire du Milieu et du puissant tsar de toutes les Russie ? Nombre de découvertes scientifiques dépassent la fiction, et on ne compte plus les personnages et les événements inattendus qui ont mis les mondes anciens cul par-dessus tête ! Je pourrais multiplier les exemples à l’envi non pas pour organiser un match aussi stérile que ridicule entre l’Histoire et les histoires, mais tout simplement pour illustrer le fait qu’un corpus historique peut fournir un récit aussi palpitant qu’une trame imaginaire. De sorte que, pour ma part, il m’arrive souvent de mêler les deux, à l’exemple de Dumas père (coucou, nous revoilou) qui “accrochait ses histoires au porte-manteau de l’Histoire”. Bien entendu, cette méthode requiert une obligation absolue : plus le récit est imaginaire, plus il se crée de devoirs envers la réalité. C’est cette sorte d’équilibre sur une corde que j’adore expérimenter, moi qui souffre de honteux vertiges à trois mètres de hauteur ! Je terminerai, mais ne conclurai pas, c’est chose impossible, en disant que c’est mon père, homme d’une culture rare, qui m’a appris à aimer l’Histoire, à chercher, à creuser, à découvrir, à apprendre. Dans sa jeunesse, il voulait devenir archéologue, mais l’antisémitisme exacerbé de son temps l’en a empêché. Sans doute alors ai-je repris le flambeau à ma modeste manière.

L’archéologue, plutôt scientifique, explore les restes de passés oubliés pour tenter de reconstituer l’Histoire. L’écrivain, plus libre, peut broder depuis le support de son choix les histoires qu’il imagine. Pourtant, l’archéologue et l’écrivain sont à l’origine de voyages, souvent extraordinaires, qu’ils partagent via l’art de la rédaction. Rédaction qui le plus souvent provoque des émotions variées tant chez le lecteur que chez l’auteur.

Quelles sont les émotions qui boostent ton inspiration ?

Toutes ! Je ne fais pas le tri, je laisse aller, je restitue ce que je ressens au moment où je le ressens. Sans quoi, les textes ne seraient que de la fabrication, de l’application moite de préceptes d’usine, de la production formatée, du creux préemballé ou de la mauvaise copie de travail de psy. Après, vient le travail de mise en forme, de musculation du texte, de l’élagage des surplus. Cependant, si des personnages ne vivent pas réellement, authentiquement, autant créer des Duplo formatés en usine à la mémoire d’Orson Scott Card, de son catéchisme rédactionnel et de ses best-sellers à la chaîne qui, hélas, ont fait tant d’émules et m’emmerdent à l’émeri. Je dois avoir un côté fleur bleue, tant me choquent les auteurs/trices qui parlent de leurs personnages comme d’artefacts, d’outils narratifs, de créations de convenance entrant dans les règles de composition d’un hamburger de chez McDo.

Je l’avoue ici (préparez les brodequins) : je partage l’idéal des romantiques Jeunes-France, souvent confondus aujourd’hui avec les gnangnantises de sentiments chocolat bleu pâle saupoudrés d’émoticoeurs. Les romantiques voulaient notamment aller jusqu’au bout des émotions, les ressentir violemment, sortir des conventions raides des anciens classiques pour exprimer la poésie du monde. Oh, je ne néglige rien des littératures et formes d’art ultérieures, que du contraire ! Mais je partage cette vibration-là. Elle me transporte, elle m’inspire, aux armes, etc.

Ceci posé, parmi les émotions qui, à mon estime, reviennent le plus souvent dans mes histoires et qu’expriment mes héros et héroïnes de papier – avisse forcément subjectif – il y a une fascination profonde pour les beautés et les cruautés de la Nature, de la mélancolie sur la fugacité des choses, le sentiment aigre d’une petitesse profonde face au Destin, une envie forcenée de l’obliger à modifier ses arrêts, une soif de revanche face à des pouvoirs écrasants et injustes, la certitude constante qu’au grand maximum, on ne fait jamais que partager sa solitude, un scepticisme rigolard et des rires francs face aux Docteurs Illuminatus et aux belles personnes qui t’expliquent comment tu dois penser, parler, manger, faire l’amour, et avec qui, donner la belle main pour dire bonjour, et qui devraient d’abord se regarder dans leur miroir pour se juger elles-mêmes. Beaucoup de personnages principaux sont des vagabond.e.s qui se cherchent. Sous l’empire de cette tension constante, leurs émotions – et partant, leurs actes – se font souvent contradictoires, et ils s’adressent autant de coups et de reproches qu’ils en distribuent à autrui.

Forcément, avec une telle emphase dans les émotions, les protagonistes de ton imagination donnent parfois l’impression de pouvoir sortir de leurs pages.

Y a-t-il un personnage de tes créations que tu souhaiterais rencontrer ?

Mais enfin, Loreleï, je les ai toutes et tous rencontrés !

Pour de nouveaux rendez-vous souhaités entre tous, j’aimerais beaucoup rassurer Hrólfr Rögnvaldsson alias Rollon, au moment où il se croit un enfant perdu, me promener dans la forêt d’Ardenne en compagnie de l’enchanteur Maugis et de Bayard le cheval faé, prendre le temps de parler, de chanter ensemble, d’inventer des poèmes et de dire des mauvaisetés bien sonnantes sur les puissants temporels et les princes de l’Eglise. Et s’il y avait moyen de me ménager (en tout bien, tout honneur, bien sûr) une visite chez Freyja, dans les jardins de Frigg ou dans la pommeraie d’Idunn… je dirais oui que je ne dirais pas non. Et prendre un bain dans la source de Mabb avec icelle, tiens ! Pour mon dernier voyage, j’aimerais naviguer à bord du long bateau d’Ingvarr Dagfinnsson, nous diriger vers les flots sombres de la Gjöll, et à son embouchure, le prendre dans mes bras, lui souhaiter belle vie, et cependant qu’il retourne vers ses aventures sans fin, grimper sur la rive, d’un pas sans regret, aller vers le Pont ultime, et rire !

C’était logique, j’aurais dû m’attendre à cette réponse d’un auteur qui vit ses créations avec autant d’intensité. Bon, alors, oui, mais non, en fait ! Je n’ai pas du tout envie de t’imaginer franchir le fleuve des âmes déjà ! Tu as encore des tas de livres à écrire. Mais puisque le sujet est abordé, ne sabordons pas un si bel élan, et profitons-en pour poser la prochaine question :

Si tu devais adresser une prière à un dieu, lequel choisirais tu et que lui demanderais tu ?

Je choisirais Romy Schneider et je lui demanderais si, enfin, la vie est aussi belle et brillante là-bas qu’elle aurait dû l’être au cours de sa vie.

Romy Schneider… Encore une personne au destin quasi héroïque et tragique, mêlé d’intrigues et de mystères sur un fond de magie à paillettes. Ce qui nous ramène à d’autres aventures, celles qui emportent les lecteurs au cours de tes pages.

Quel est le livre que tu as pris le plus grand plaisir à écrire ? Celui qui t’a coûté le plus de sueurs froides ?

Le plus aisé à écrire, et qui m’a fait découvrir une facette de mes possibilités (“Connais-toi toi-même”, disait Socrate), ce sont les “Sagas des neuf mondes”. J’en ai donc retiré des plaisirs supplémentaires, puisque je n’écris jamais un livre sans une sensation ineffable d’urgence mêlée de bonheur et d’une vibration de défi. Là, j’ai eu droit à des affèteries supplémentaires. Les sueurs froides reviennent àààà… roulements de tambour et sonnerie de bugles … auuux… “Chroniques de Maugis”. Huit ans de travail, cinq versions totalement réécrites. Puis, la naissance avec, quel honneur, la préface d’un grand spécialiste de ce sujet : le Professeur Jean Subrenat. Larmes. Bonheur. Sélection enthousiaste par les Editions Noir d’Absinthe. Petit coeur battant… Je pensais que mes affres (à Tas, lamentable, je sais) se concluraient là. Tu parles ! Après (et aussi avant) un superbe lancement outre-Quiévrain et de très bonnes et belles critiques et rencontres dans des “médias de référence”, j’ai dû me battre comme un loup sur un os pour arracher des contes-férences, des rencontres, des salons sur le sujet, de la diffusion. Obtention de premiers résultats, la langue enroulée dans mes pattes fourbues… Puis, vlan ! Le Covid-19 est arrivé. Mon bel oiseau n’a pas pu voler bien loin. Tout est à refaire. Or, je pense que “Les Chroniques de Maugis” constituent mon meilleur bouquin, sinon l’un de mes deux ou trois meilleurs. La baffe a donc été à la hauteur de mes croyances, et je t’avoue qu’en dépit de mon expérience de la lutte, j’ai passé de très mauvaises journées, et des nuits difficiles aussi. Ce que j’ignorais encore, c’était que ce livre, situé au carrefour de plusieurs catégories séparées dans des rayons différents (crime de lèse-marketing, semble-t-il,) éprouverait des difficultés à se frayer un chemin entre les prérequis. Et puis, drame supplémentaire, le pauvret remet le merveilleux médiéval à l’honneur et pour comble de difficulté, la chanson de geste … plus un geste, t’es cuit. Cependant, je n’ai pas dit mon dernier mot ! Je n’ai pas l’intention de me rouler par terre en reniflant de tristes histoires d’écrivain maudit, j’ai toujours trouvé cette attitude indigne, sinon ridicule et d’ailleurs improductive. Donc, si tout va bien, je repartirai au combat une fois le Covid-19 renvoyé dans ses quartiers. Ce livre et “Les deux Chants du Cygne” le méritent, je pense.

Ton dernier ouvrage, Les Deux Chants du Cygne (qu’on peut trouver ici) n’a pas encore atteint les rivages encombrés de ma tour de livres à lire. Mais Maugis, bien que croqué en quelques heures, ne l’a pas quittée. Cette histoire m’a cueillie. Et lorsque tu évoques tout ce que tu as traversé pour enfin le faire imprimer, je suis presque désolée. Presque, parce que si tu ne l’avais pas écrit, il m’aurait manqué.

Au vu de tout ce que faire naître un livre demande d’implication, qu’aimes-tu le plus dans ta vie d’auteur ?

Le moment où le livre tout chaud, tout beau, se love dans ma paume pour y frétiller. Le moment où un.e lecteur.trice pose des questions de fond ou m’apprend quelque chose. Voilà des moments qui méritent d’être vécus ! Et, oui :  celui où des jeunes gens, des adolescents, des enfants, viennent me parler de mes livres. Puis, les instants où, enfin, j’entends autre chose que des banalités, des vacuités répétitives de salon ou d’après-salon et des commentaires de séries en boîte coulées en formes de livres. Là, j’ai l’impression de faire passer un rai de lumière sous la porte de l’époque. D’opérer un échange, de créer un lien…

Et je suis flattée que tu aies écouté mes bavardages lors de nos rencontres sur tes stands, et lors de ta superbe lecture à la médiathèque de la Ferté-Frênel l’an dernier. Tes talents de conteur tournent tes écrits en des fresques vivantes à la magie théâtrale.

Aujourd’hui, l’audio-book a le vent en poupe. As-tu des projets de lecture de tes ouvrages ?

Des projets, oui. Des offres, aucune. Ceci posé, j’en ai parlé à mes éditrices. J’ai écrit à une chaîne de radio. Et puisqu’il semble que je sois un conteur et que j’écrive sur un mode frisant l’oral avec des boucles blanches autour ; puisqu’il paraît que je possède une voix radiogénique, je me démène pour faire quelque chose dans ce sens. Y réussirai-je ?

Je l’espère de tout cœur, ayant récemment découvert les avantages pratiques de ce format. D’autant plus que tes histoires gagneraient à être lues par leur pétillant auteur.

Quelle est la meilleure façon de se procurer tes livres ?

En librairie, en ligne, sur les salons et lors des contes férences pour Orep Editions et les éditions Zinédi. Pour les éditions Noir d’Absinthe : en ligne et à l’occasion des contes-férences et des salons.

Merci beaucoup pour tes réponses et ton temps. Mais… J’ai envie de te poser une question plus personnelle qui me trotte dans la tête depuis tout à l’heure.

Tu as évoqué ton militantisme, la philosophie, tes voltes passionnées d’un avant qui t’a nourri. Riche de tant d’expériences aussi humaines que marquantes, dans la communication, dans l’engagement contre l’esclavage moderne et la déshumanisation libérale galopante, dans l’accompagnement de l’expression…

Maintenant que le monde se trouve au milieu d’une pause entre deux respirations (pour reprendre l’expression de Neil Gaiman), et qu’il est temps de piocher dans les ressources d’hier pour construire un nouveau demain, sur quoi reposent tes espoirs aujourd’hui ?

Ayant dû remiser bien des espoirs, j’userai plus volontiers du terme “souhaits”. Alors, un… deux… trois, c’est parti, je me lance ! De tout mon coeur, je souhaite que nous ne nous abandonnerons pas aux totalitarismes de toutes étiologies – fascismes, intégrismes, avec ou sans 2.0 par-devant ou par-derrière – que nous ne ploierons pas l’échine comme des toutous d’élevage devant les Césars de rencontre, les Conducteurs du Peuple en maraude, les Cheftaines Suprêmes en goguette et les autres Tartuffe coincés du compteur bleu qui polluent grave les azimuts. Je souhaite que les démagogues qui font leur sale petit beurre des injustices, de l’acculturation, des préjugés, des racismes, des négationnismes, de l’égoïsme galopant, de la paranoïa complotiste, de l’oubli des luttes et des dures leçons du passé, de la perte des repères et des peurs, ne boufferont pas nos démocraties toutes crues dans leurs gueules puantes grandes ouvertes. Je souhaite qu’on abatte les murs et qu’on construise des ponts. Je souhaite que la République retrouve l’esprit du programme du Conseil National de la Résistance, cette utopie qui, jadis, avait commencé à se réaliser et qui avait peut-être cent ans d’avance sur les mentalités. Je souhaite, de toutes mes fibres, que l’humanité comprendra enfin que son productivisme à outrance, son mépris des signes récurrents que nous adresse notre planète bleue, nous conduisent droit dans le mur, à la mort, à l’extinction de masse. Je souhaite des Sciences rimant avec Conscience pour éclairer la Terre façon soleil et pas phare de mirador. Je souhaite que les humains cessent de prendre les autres espèces pour des esclaves, des robots, des objets ou des produits destinés à leurs estomacs. Et tiens, puisqu’il est question d’animaux, donnons dans la métaphore en thème, en souhaitant que l’humain cesse enfin d’être un loup pour l’humain et que soit abolie la loi du renard dans le poulailler… Mais oui : des humain.e.s libres et égaux en droits, voilà ce que je souhaite ! et aussi, avanti, la musica, qu’ils le restent tout au long de leur vie. Je souhaite, enfin, chère Loreleï, que les générations qui ont hérité et qui hériteront de ce monde réussiront là où ma génération avait cru d’abord réussir, qu’ils ne connaîtront pas la guerre et la famine, et qu’enfin revienne le temps des Lumières.

Très grand merci pour ton temps et tes réponses, qui j’espère apporteront autant de plaisir à ceux qui les liront que j’en ai eu à les recevoir.

Merci, chèr.e amateur.e de mots, d’avoir lu jusqu’ici. Tu as maintenant toutes les informations nécessaires pour approfondir ta connaissance de l’univers fascinant de Pierre Efratas. Et surtout n’hésite pas à visiter sa page Facebook.

2 thoughts on “(FR) Une discussion avec Pierre Efratas

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